Le combat des femmes kurdes

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ZINE

Tant de préjugés persistent sur l’image et le rôle de la femme au Moyen-Orient. Le monde semble s’être tant figé sur l’idée que la femme du Moyen-Orient est trop souvent associée à des qualificatifs liés à la soumission, la reléguant constamment au second plan. Mais l’histoire des luttes d’émancipation est remplie de femmes. Les combattantes kurdes ont réussi à se faire une place dans le monde très machiste des conflits armés.

Les Unités de protection de la femme (kurde : Yekîneyên Parastina Jin’, YPJ), est une organisation militaire kurde composée exclusivement de femmes, née au sein du mouvement de la résistance kurde, en 2012. Certaines sont mariées et ont des enfants et d’autres sont de jeunes femmes, toutes étant venues défendre leur terre. Leur nombre est aujourd’hui difficile à évaluer. Fin 2016, YPJ comptent 24 000 combattantes selon le porte-parole des Unités de protection du peuple (Yekîneyên Parastina Gel, YPG).

Ces femmes combattantes ont décidé d’elles-mêmes de prendre les armes, pour l’autonomie du Kurdistan et pour une Syrie démocratique et libre, avec pour ennemi premier l’Etat islamique. Elles ont gagné des batailles, la plus connue étant celle de Kobané, débutée le 13 septembre 2014 et achevée le 14 juin 2015. Cette bataille, qui opposait les forces kurdes à l’Etat islamique en Syrie, fut composée en grande majorité de femmes et elle se solda par la victoire kurde.

En Irak, les troupes kurdes qui luttent contre Daesh peuvent compter sur des unités entièrement composées de femmes, prêtes à donner leur vie pour anéantir le groupe terroriste, dont le territoire s’étend de la Syrie à l’Irak. Ces combattantes-peshmerga, (celles qui affrontent la mort), du Kurdistan irakien, combattent Daesh avec beaucoup de courage et de dévouement. Elles ont perdu un grand nombre de leurs camarades, mais elles sont fières de ces héroïnes, qui sont très craintes par les membres de l’Etat islamique, qui pensent qu’ils n’iront pas au paradis s’ils meurent de la main de ces dernières.

 

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