Le Kurdistan est un paradis

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Christiane Yousif
Christiane Yousif

Le Kurdistan (« le pays des Kurdes ») est une région de montagnes et de hauts plateaux d’Asie centrale, dont la majeure partie se trouve en Turquie, en Irak et en Iran, mais également en Syrie.

Le Kurdistan, où le climat est sec pendant l’été et froid pendant l’hiver, offre de beaux paysages « d’une beauté à couper le souffle », entre « l’attrait des montagnes » et « des plaines magnifiques ».

Les jardins historiques d’Hevsel, en Turquie, ont 7000 ans. Ils sont les sept cents hectares de terres fertiles, près de la rive du Tigre. Connus comme le paradis des oiseaux du Kurdistan, ils abritent 181 espèces, qui se réveillent avec l’arrivée du printemps dans toute leur beauté, sous le chant des oiseaux, avec ses arbres fruitiers florissants et toutes ses espèces végétales et animales. Ils ont été déclarés site du patrimoine mondial par l’UNESCO en 2015, avec la forteresse de Diyarbakir.

La province du Kurdistan d’Iran attire le visiteur par ses montagnes, ses forêts, ses lacs, ses chutes d’eau et ses villages rustiques, qui embellissent la région. C’est un pôle d’élevage en Iran et une région importante quant aux productions agricoles et de miel. L’industrie n’y est pas très développée, mais les productions artisanales sont par contre réputées, diversifiées et existent depuis longtemps. On compte parmi elles le tapis, le kilim et les chaussures (guiveh ou kalash).

Les montagnes, couvertes de vastes pâturages ou de forêts, sont entrecoupées par de larges vallées. Les plus hauts sommets sont Shahu, Koh-e Pir, Tchehel Cheshmeh et Ghareh-dagh. Les collines, les plateaux et les vallées occupent près de 40% de la surface du Kurdistan.

Plusieurs rivières importantes telles que Sefid-roud, Zarrineh-roud, Khorkhoreh, Ghezel-Owzan (l’un des plus grands fleuves), Sirvan, commencent dans les montagnes du Kurdistan. La rivière Sefid-roud se déverse dans la mer Caspienne, les rivières Zarrineh-roud et Khorkhoreh se déversent dans le lac Orumieh et le fleuve Sirvan se déverse dans le Tigre. L’un des plus beaux sites naturels du Kurdistan est le lac Zarivâr.

Les forêts du Kurdistan sont parmi les plus importantes d’Iran. Les forêts de Baneh et de Marivan ont une grande valeur écologique. On y trouve différentes espèces de chênes, des poiriers et des pommiers sauvages, des noyers, des pistachiers et des pruniers sauvages, ainsi que des amandiers et des griottiers.

Les zones protégées de Bidjâr, de Badr et Parishân, de Abdol-Razzâgh, de Koussâlân et Shâhou sont les résultats concrets de mesures de protection de l’environnement. Ces zones protégées sont le lieu de vie d’animaux spécifiques de la région, tels que les béliers et les brebis arméniens, et d’espèces rares, en danger d’extinction, tels que le cerf jaune iranien. Vivent également dans ces zones des ours bruns, des panthères et des chèvres sauvages, ainsi que des loups, des sangliers, des renards, des hyènes et des chacals. Ces zones protégées sont aussi le lieu de vie de nombreuses espèces d’oiseaux telles que des perdrix, des canards sauvages, des aigles, des faucons, des rossignols, des piverts et des cigognes. Plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs y viennent également chaque année.

Les beaux paysages, les forêts, les villages, les sources d’eau minérale et les lacs de la province du Kurdistan sont autant d’atouts pour développer l’écotourisme dans cette région. Chaque année, de nombreux alpinistes viennent au Kurdistan pour escalader les montagnes de cette province. L’abondance de la neige pendant l’hiver permettrait également de créer des pistes de ski et de développer ainsi le tourisme tout au long de l’année.

Dans le Kurdistan irakien, le tourisme est déjà bien développé : dans cette région autonome, la sécurité est relativement assurée. Sa capitale, Erbil, a même été nommée « capitale du tourisme arabe pour 2014 » par la Ligue arabe.
Depuis 2003, les peshmergas, « ceux qui affrontent la mort », maintiennent leur indépendance vis-à-vis des gouvernements successifs de Bagdad. Sans les peshmergas, l’armée irakienne n’aurait pu reconquérir seule les villes aux mains des djihadistes, une victoire, qui a placé le Kurdistan irakien en position de force vis-à-vis du gouvernement national.

Le Kurdistan est un paradis

Christiane Yousif

Le Kurdistan (« le pays des Kurdes ») est une région de montagnes et de hauts plateaux d’Asie centrale, dont la majeure partie se trouve en Turquie, en Irak et en Iran, mais également en Syrie.

Le Kurdistan, où le climat est sec pendant l’été et froid pendant l’hiver, offre de beaux paysages « d’une beauté à couper le souffle », entre « l’attrait des montagnes » et « des plaines magnifiques ».

Les jardins historiques d’Hevsel, en Turquie, ont 7000 ans. Ils sont les sept cents hectares de terres fertiles, près de la rive du Tigre. Connus comme le paradis des oiseaux du Kurdistan, ils abritent 181 espèces, qui se réveillent avec l’arrivée du printemps dans toute leur beauté, sous le chant des oiseaux, avec ses arbres fruitiers florissants et toutes ses espèces végétales et animales. Ils ont été déclarés site du patrimoine mondial par l’UNESCO en 2015, avec la forteresse de Diyarbakir.

La province du Kurdistan d’Iran attire le visiteur par ses montagnes, ses forêts, ses lacs, ses chutes d’eau et ses villages rustiques, qui embellissent la région. C’est un pôle d’élevage en Iran et une région importante quant aux productions agricoles et de miel. L’industrie n’y est pas très développée, mais les productions artisanales sont par contre réputées, diversifiées et existent depuis longtemps. On compte parmi elles le tapis, le kilim et les chaussures (guiveh ou kalash).

Les montagnes, couvertes de vastes pâturages ou de forêts, sont entrecoupées par de larges vallées. Les plus hauts sommets sont Shahu, Koh-e Pir, Tchehel Cheshmeh et Ghareh-dagh. Les collines, les plateaux et les vallées occupent près de 40% de la surface du Kurdistan.

Plusieurs rivières importantes telles que Sefid-roud, Zarrineh-roud, Khorkhoreh, Ghezel-Owzan (l’un des plus grands fleuves), Sirvan, commencent dans les montagnes du Kurdistan. La rivière Sefid-roud se déverse dans la mer Caspienne, les rivières Zarrineh-roud et Khorkhoreh se déversent dans le lac Orumieh et le fleuve Sirvan se déverse dans le Tigre. L’un des plus beaux sites naturels du Kurdistan est le lac Zarivâr.

Les forêts du Kurdistan sont parmi les plus importantes d’Iran. Les forêts de Baneh et de Marivan ont une grande valeur écologique. On y trouve différentes espèces de chênes, des poiriers et des pommiers sauvages, des noyers, des pistachiers et des pruniers sauvages, ainsi que des amandiers et des griottiers.

Les zones protégées de Bidjâr, de Badr et Parishân, de Abdol-Razzâgh, de Koussâlân et Shâhou sont les résultats concrets de mesures de protection de l’environnement. Ces zones protégées sont le lieu de vie d’animaux spécifiques de la région, tels que les béliers et les brebis arméniens, et d’espèces rares, en danger d’extinction, tels que le cerf jaune iranien. Vivent également dans ces zones des ours bruns, des panthères et des chèvres sauvages, ainsi que des loups, des sangliers, des renards, des hyènes et des chacals. Ces zones protégées sont aussi le lieu de vie de nombreuses espèces d’oiseaux telles que des perdrix, des canards sauvages, des aigles, des faucons, des rossignols, des piverts et des cigognes. Plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs y viennent également chaque année.

Les beaux paysages, les forêts, les villages, les sources d’eau minérale et les lacs de la province du Kurdistan sont autant d’atouts pour développer l’écotourisme dans cette région. Chaque année, de nombreux alpinistes viennent au Kurdistan pour escalader les montagnes de cette province. L’abondance de la neige pendant l’hiver permettrait également de créer des pistes de ski et de développer ainsi le tourisme tout au long de l’année.

Dans le Kurdistan irakien, le tourisme est déjà bien développé : dans cette région autonome, la sécurité est relativement assurée. Sa capitale, Erbil, a même été nommée « capitale du tourisme arabe pour 2014 » par la Ligue arabe.
Depuis 2003, les peshmergas, « ceux qui affrontent la mort », maintiennent leur indépendance vis-à-vis des gouvernements successifs de Bagdad. Sans les peshmergas, l’armée irakienne n’aurait pu reconquérir seule les villes aux mains des djihadistes, une victoire, qui a placé le Kurdistan irakien en position de force vis-à-vis du gouvernement national.

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