Rafsandjani, le « parrain » de la République islamique d’Iran, est mort

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Omniprésent et influent depuis la révolution de 1979, l’homme politique incarnait une ligne pragmatique et modérée.

Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, mort d’une crise cardiaque dimanche 8 janvier à l’âge de 82 ans, était l’homme des paradoxes dans un pays qui n’en est pourtant pas avare. Homme de confiance et disciple de l’ayatollah Khomeyni, fondateur de la République islamique, dont il a assumé les pires exactions, il a été, dans les dernières années de sa vie, le « parrain » de ce qui restait du camp réformateur, faute de mieux.

Principal artisan de l’arrêt de la guerre avec l’Irak en 1988 puis de la politique d’ouverture au monde sous ses deux mandats de président (1989-1997), il a aussi été l’un des promoteurs du programme nucléaire clandestin qui a valu à son pays de longues années d’isolement international. Et la justice argentine l’accuse d’être le commanditaire de l’attentat contre un centre juif à Buenos Aires en 1994, qui avait fait 84 morts.

Plus encore que le Guide suprême Ali Khamenei, son inséparable ami-ennemi au sein du régime, M. Rafsandjani a incarné les vicissitudes de la République islamique depuis ses débuts jusqu’à nos jours. La liste des postes qu’il a occupés est sans égale : président du Parlement de 1980 à 1989, brièvement commandant en chef de l’armée en 1988, président de la République de 1989 à 1997, président de l’Assemblée des experts (chargée d’élire et de révoquer le Guide suprême) de 2007 à 2011 et enfin, président du Conseil de discernement (une sorte de Conseil d’Etat iranien chargé d’arbitrer les conflits entre institutions) de 1989 jusqu’à sa mort.

Homme de pouvoir insaisissable
Trois jours de deuil national ont été décrétés pour…

LEMONDE

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