Plus de mille manifestants arrêtés en Iran

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Craignant le renversement et désespéré face au soulèvement courageuse de la population iranienne, le régime a procédé à des arrestations aveugles, arrêtant plus de mille personnes ces derniers jours. Le régime criminel essai en vain de freiner l’essor de soulèvement populaire qui vise les piliers du système théocratique, en tuant et arrêtant les manifestants.
 L’adjoint à la sécurité du gouvernorat de Téhéran a annoncé l’arrestation d’environ 200 personnes dans le seul rassemblement du 30 décembre, troisième jour du soulèvement, sur le boulevard reliant la place Enqelab et la place Mossadeq.
 Ali Azadeh, gouverneur de la province Markazi, a déclaré dans une interview le 31 décembre : “Nous avons arrêté plus de 100 personnes ayant participé aux troubles d’Arak, et nous pensons que dans les prochains jours nous allons identifier et arrêter davantage avec les informations que nous avons pu obtenir”.
 « Entre 50 à 60 personnes ont été arrêtées lors des rassemblements illégaux de Kashan », a déclaré l’agence de presse officielle Mehr, citant le procureur de Kashan. “Tout rassemblement est illégal et les émeutiers seront traités avec sérieux et en toute légalité. Les agents d’application de la loi s’occuperont de tout rassemblement non autorisée avec violence et légalité », a-t-il déclaré avec insolence.
 Cité par l’agence de presse Tasnim, Alireza Radfar, Gouverneur adjoint de la Province d’Azerbaïdjan, a annoncé l’arrestation de 10 personnes. Selon Abdollah Zadeh Pashaki, chef de police de Robat Karim, cité par l’agence de presse ILNA, onze personnes ont été arrêtées hier soir dans cette localité.
 Habibollah Khojastehpour, adjoint à la sécurité dans le gouvernorat provincial du Lorestan, a déclaré qu’à Noorabad et Dorood « plusieurs émeutiers ont été arrêtés par les forces de sécurité ».
 L’arrestation de plus de 100 manifestants le premier jour du soulèvement à Machhad et l’arrestation de plus de 70 personnes à Jahrom lors d’une attaque contre leur domicile à l’aube du 31 décembre, ont également été rapportés au sujet des arrestations des derniers jours.
 Par ailleurs, la dictature des mollahs envisage de contraindre certains détenus à participer à des « aveux télévisés ». Kazem Anbarlouy, rédacteur en chef du quotidien Resalat et membre de la faction de Khamenei, a écrit dans un article : “Les autorités judiciaires devraient amener un certain nombre des personnes arrêtées à la télévision et révéler leur base sociale et économique à la population.”
 La Résistance iranienne exhorte l’Union Européenne, les États-Unis, le Conseil de sécurité de l’ONU et les organes internationaux de défense des droits de l’homme à ne pas rester inerte face à la répression brutale des manifestants sans défense en Iran et à s’opposer à la répression du régime.
Au quatrième jour du soulèvement populaire pour le renversement de la dictature, les responsables du régime iraniens ont été contraints de reconnaître l’ampleur de la colère populaire.
Le ministre de l’Intérieur des mollahs a déclaré dimanche : « Les événements de ces derniers jours ont causé inquiétude, tristesse et nuisance (…) l’atmosphère créée a porté atteinte à la sécurité du pays. Ceux qui essaient de vandaliser les biens publics, de semer l’agitation et l’anarchie et de compromettre la sécurité de la population, sont responsables devant la loi et doivent répondre de leur comportement et en assumer les conséquences. »
Il a ajouté : « Ceux qui ont abusé du cyberespace et l’ont utilisé dans le but de détruire la sécurité, d’encourager l’irrégularité, le non-respect des lois et la destruction des biens publics, ont montré que l’utilisation de ce moyen (le cyberspace) n’est qu’un prétexte. »
L’agence de presse officielle Mehr a écrit le 31 décembre : « l’OMPI est à derrière les récents troubles et en assure la gestion ».
Ali Asghar Nasser, adjoint à la sécurité du gouvernorat de Téhéran, a pour sa part déclaré : « Quelques individus ayant perturbé la paix de la population hier, ont été très rapidement arrêtés (…) Quelques personnes ont jeté des pierres à la police, endommagé les véhicules des force de l’ordre, cassé les vitrines des banques… ».
La crainte et la confusion continuent de régner au sein des responsables du régime. Au quatrième jour du soulèvement populaire, Khamenei est toujours silencieux. Par ailleurs le régime a décidé de fermer les écoles à Téhéran et dans plusieurs villes iraniennes sous prétexte de « pollution atmosphérique ».
Au quatrième jour du soulèvement national contre le régime des mollahs, les manifestations se sont poursuivies dans différentes villes iraniennes telles que Téhéran, Kermanshah, Tuyserkan, Dorood, Gorgan, Ilam, Shahriar, Mashhad, Chabahar, Ardebil, Maragheh, Urmia, Nahavand, Khoy, Sanandaj, Behshahr…

A Tuserkan, suite à une attaque brutale des Gardiens de la révolution (pasdaran) contre la foule, un manifestant a été tué et plusieurs blessés. La population en colère a scandé « Mort à Khamenei » et a incendié un véhicule gouvernemental et plusieurs bâtiments officiels.

A Ardebil, les heurts combats avec les forces anti-émeutes se sont poursuivis.
A Sanandaj, la population a scandé « Les prisonniers politiques doivent être libérés » et ont affronté les gardes anti-émeutes.
A Khorramdarreh, les mercenaires du régime ont attaqué les manifestants, ce qui a causé des affrontements. Les gardes anti-émeutes ont lancé des gaz lacrymogènes sur les manifestants.
A Behshahr, les forces répressives ont sévèrement battu les manifestants.
A Ahwaz, de braves jeunes ont saisi le véhicule d’une unité spéciale.
A Chabahar, la population scandent : « Le peuple s’oppose au Guide (Suprême)”.
A Hamedan, Aligoudarz et Oroumieh, les manifestants ont continué leurs protestations en scandant des slogans anti-gouvernementaux.
Au quatrième jour du soulèvement national du peuple iranien, au moins deux manifestants dans la ville d’Izeh (province du Khouzistan) ont été tués par les tirs directs des pasdaran et plusieurs ont été blessés. Le bruit d’ambulance et de tir étaient entendus dans toute la ville.

Par ailleurs, un manifestant a été abattu par les tirs des Gardiens de la Révolution à Touyserkan (province d’Hamadan) et d’autres ont été blessés. Les détails de ces crimes seront communiqués ultérieurement.

La veille, deux manifestants dans la ville de Dorood (province de Lorestan) ont été tués par les Gardiens de la Révolution.

Ces crimes montrent la frustration du régime des mollahs devant le soulèvement du peuple iranien, qui a pris pour objectif le renversement du fascisme religieux. Mais ces effusions de sang renforcent la détermination du peuple iranien pour la chute du régime.
La Résistance iranienne appelle le Conseil de sécurité des Nations unies, l’Union européenne et les États-Unis, ainsi que toutes les organisations de défense des droits de l’homme, à condamner les crimes commis par les mollahs et à prendre des mesures internationales efficaces pour soutenir le soulèvement du peuple iranien.
Incendie de véhicules gouvernementaux à Tuyserkan et à Kermanchah
L’ampleur de l’insurrection contre le régime des mollahs continue de s’étendre en Iran. A Tuyserkan, la population a hué l’unité anti-émeute qui cherchait à intimider les manifestants. Les nervis du régime ont lancé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui ont brûlé un véhicule gouvernemental en face du gouvernorat.
À Doroud, des manifestants courageux ont manifesté aux cris de « mort au dictateur », « La population est vigilant, elle soutien », « Chers concitoyens, joignez-nous ».
A Téhéran, sur la place Enqelab (révolution), la police a attaqué les manifestants qui scandaient « Mort au dictateur », et la situation s’est transformée en affrontements. A l’Université de Téhéran, alors que les forces de sécurité sont stationnées devant l’université, les étudiants scandent « Pas de détournement de fonds, pas de JCPOA, juste la Résistance ».
Sur la place Azadi à Kermanchah, la police a attaqué la foule et cela s’est transformé en affrontements. Les forces criminelles des pasdaran ont sévèrement battu et blessé les jeunes. Un véhicule du gouvernement a été incendié par des manifestants.
A Ardebil, les gardes anti-émeutes ont attaqué les manifestants à l’intersection de la place Khomeiny.
Les manifestations et les affrontements à Téhéran se sont poursuivis jusqu’à tard dans la soirée dimanche. Pour contrer les attaques des forces répressives, les jeunes ont mis feu à des bennes à ordure sur les avenues Enqelab et Kargar. Ils ont entonné : “N’ayez crainte, n’ayez crainte, nous sommes ensembles” et “mort au dictateur”. Les manifestants ont affronté les gardes et les ont punis.

Sur la place Vali- Asr, les jeunes ont mis feu à des véhicules de police.
Sur l’avenue Ferdowsi, les manifestants scandaient : “honte à Seyyed Ali (Khamenei), qu’il quitte le pays” et ils ont résisté face aux forces de police. Dans le district de Qhaleh Hassan Khan à Téhéran, la population s’est également jointe à la révolte.
À Machhad, les jeunes manifestants ont scandé : “Honte à Seyyed Ali (Khamenei), qu’il quitte le pays”, “nous ne quitterons pas Machhad tant que nous ne l’aurons pas récupérée.” Diverses forces répressives essayaient de disperser les gens dans le parc Mellat et dans la rue Emamat. Le régime arrêtait tous ceux qui prenaient des vidéos.
À Ilam, la population a pris d’assaut les immeubles gouvernementaux aux cris de : “mort à Khamenei”.
À Shooshtar, des jeunes courageux ont attaqué des véhicules de police et ont punis les agents répressifs.
À Rasht, les manifestants ont entonné : “je tuerai ceux qui ont tué mon frère.”
Au Takestan, ils ont attaqué le QG des forces répressives.

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