Pour combattre Daesh, les Peshmergas demandent des armes à la Belgique

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La Belgique participe à la coalition internationale contre l’Etat islamique, et les combattants du Kurdistan irakien sont en première ligne face aux terroristes.

Une délégation de Peshmergas reçue mardi au parlement a demandé à la Belgique l’envoi d’armes et de conseillers militaires pour équiper et entraîner les hommes qui se battent en Irak contre l’Etat islamique. «  Tout le monde exprime sa reconnaissance aux Peshmergas, mais l’aide sur le terrain est insuffisante  », a expliqué le général Jafar Mustafa Ali.

En première ligne face à Daesh

Les combattants du Kurdistan irakien sont en première ligne face aux terroristes de l’Etat islamique. Les premières attaques de Daesh les ont pris par surprise mais ils ont pu repousser leurs assauts et, grâce au soutien international, aérien en particulier, ils ont pu passer d’une stratégie défensive à une stratégie offensive.

Le soutien international leur paraît toutefois insuffisant. L’armement des Peshmergas date bien souvent de l’époque soviétique et l’équipement reçu de pays étrangers, même s’il renforce leur moral, est loin de combler leurs manques. Parmi les pays européens, la France, la Grande-Bretagne, la Hongrie et l’Allemagne font partie des fournisseurs, la dernière pour des missiles anti-char Milan qui se sont avérés utiles sur le champ de bataille.

Une coalition internationale

La Belgique participe à la coalition internationale contre l’Etat islamique, d’une part en déployant des F-16 en Jordanie en alternance avec les Pays Bas et d’autre part par l’envoi d’une trentaine de conseillers militaires qui forment des soldats de l’armée irakienne.

« Les assistants belges ne se trouvent pas au Kurdistan. Nous demandons à la Belgique de nous envoyer des conseillers militaires. Il est important pour nous que la Belgique investisse dans l’entraînement des Peshmergas  », a souligné M. Ali.

La demande d’assistance porte concerne aussi les armes. Même l’équipement qui ne sert plus est le bienvenu, à croire le militaire. «  L’Etat islamique utilise les dernières technologies. Ils sont plus forts en termes d’armes et de munitions  », a ajouté le général.

Les Peshmergas attendent également de la Belgique une assistance médicale, que ce soit en accueillant des combattants blessés ou en installant un hôpital militaire dans la région.

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