Le séisme du Kurdistan d’Iran  et le cynisme des ayatollahs d’Iran

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Ata RIAZI

Dans la nuit du samedi 11 à dimanche 12 novembre, très précisément à   minuit moins dix GTM, la terre a tremblé dans une bonne partie du Kurdistan Iranien. Sept villes et près de deux mille villages ont été frappé par le séisme.

Les zones les plus touchées sont situées à l’ouest de la ville de Kirmashan (le chef lieu d’un département du même nom), ils s’agit de : Rawansar , Jooanro, Kérénd, Salas babajani, Qasre Shirin, Eslamabad  et sur tout Sarpol-zahaw. A cette liste il faut  rajouter 1930 villages situés dans le périmètre de ces villes dévastées.

Combien était le nombre des habitants de cette région avant le séisme ?

Dalahoo est l’un des sous- préfecture de Kirmashan. La majorité de sa population est d’obéissance Yarsan (religion antique Kurde). Son chef-lieu est la ville de Kérénd. Selon le recensement de 2015 il comptait 36000 habitants. La ville de Sarpol-zahaw comptait 45500 individus est  détruit à 70%. Dalahoo un des villages de la région de Gorani avait 216 habitants, est rayé de la carte….

Combien de mort et de blessés ? Quelle est l’envergure du désastre ? Combien sont les maisons et d’immeubles détruit? Où en sont la gestion de la crise et l’acheminement des secours et l’évacuation de la population? Le gouvernement a avancé le  chiffre de quelques centaines de morts et quelques milliers de blessés, mais à vrais dire  personne ne sait rien. Et très certainement personne ne sera rien. Car les ayatollahs mentent. Ils  mentent  comme ils  enfilent leur djellaba.

Dès le commencement du catastrophe ils ont commencer  à mentir et ils continuent à mentir. D’ailleurs pour mieux cacher leurs mensonges ils refusent tout aide d’extérieur !

Où été-il l’épicentre du séisme ?  Dès le début du tremblement le gouvernement a avancé deux versions des fait: L’agence gouvernemental Fararou, a déclaré,  selon le centre de géologie Américain l’épicentre du séisme se trouve au sud de la ville de  Halabja au Kurdistan Irakien. Ilna, une autre agence gouvernementale disait que selon le centre de séismologie de l’Iran l’épicentre du séisme se trouve dans le village de Azguélé au nord de Sarpol-zahaw. Peu après la télévision Iranienne, en se référant au centre de géophysique de l’université de Téhéran disait que  l’épicentre du séisme se trouve à Halabja au Kurdistan irakien et également une grande partie de l’Iran notamment le département de Kirmashan a été touché par le séisme.

Suite à n’importe tremblement de terre  la première question qui nous vient à l’esprit est de savoir où se trouve l’épicentre du séisme ? Question à la quelle le gouvernement iranien a été apparemment incapable de répondre. Pourtant avec la technologie que nous possédons il est possible de déterminer avec exactitude l’épicentre des séismes, d’autan plus que  cette  technologie est à la portée de n’importe quel pays, même les pays en voie de développement (anciennement tiers monde).

Professeur Manuel Bérbérian un des géologues éminent Américain d’origine Iranien, dans un entretient avec la voix de l’Amérique (programme perse) confirmait que dés le début du séisme le centre de sismologie américain avait situé l’épicentre du séisme au nord de la  ville de Sarpol-zahaw et Qasréshirin.

Pourquoi le gouvernement iranien a menti ? Pourtant le séisme est une catastrophe naturelle et en aucun cas ceci n’engage pas la responsabilité des ayatollahs!

Ce séisme est le plus grave que  l’Iran a connue depuis cinquante ans. Au lendemain de la catastrophe le gouvernement a déclaré que 12000 maisons et habitations  sont détruites dans les villes et 5000 autres dans les villages d’alentours. En somme les autorités Iraniens ont avoué que 18000 habitations sont détruites partiellement ou totalement. En même temps il déclare que le nombre des décès s’élève à 400 et ce des blessés à 10,000 !

Vu le nombre des habitations détruites pourrons nous croire le chiffre des morts et des blessés, avancé par ce gouvernement ?

Dès le départ, les autorités ont essayés de minimiser l’envergure du drame. Le lendemain du catastrophe, le Chef des Pasdarans  Général Djafari, dans un entretient télévisé affirmait qu’ici tout va bien,  la population a besoins seulement de quelques tentes supplémentaires et un peu d’eau et de nourritures, choses que nous sommes entrain de les acheminer  et de les mettre à leur  dispositions. En réponse à une autre question il affirmait que sans doute d’ici ce soir avant le couché du soleil avec l’aide du dieu nous arriverons au secours de la totalité des sinistrés. Il soulignait également que la majorité des habitations dans cette région  ont étaient reconstruit après la guerre Iran- Irak en respectant des normes antisismiques, c’est sans doute la raison pour laquelle que nous avons peu de victimes et peu de dégâts matériels.

Deux jours après l’entretient télévisé du chef des pasdaran, la population en colère devant des journalistes et sur les réseaux sociaux  criaient leur désarrois et le manque des secours. Un des habitant de Sarpol-zahaw disait qu’aujourd’hui quatre ministres ont défilés dans notre ville.  Ils se sont promenée aux milieux des champs de ruines et se sont contenté seulement de se faire prendre en photos puis ils sont partis.

Les maires de Qasr Shirin et gylan gharb disaient que le ministre de l’intérieur ment lorsque il dit que l’eau et l’électricité de nos villes sont rétablies, l’eau est encore coupée.

Pas seulement le gouvernement  n’a pas organisé d’aide aux victimes mais aussi, depuis le  mercredi 15 novembre  il interdit l’accès des concitoyens venus en voiture, apporter leurs aides aux sinistrés.

A vrais dire les citoyens iraniens notamment les Kurdes veulent remettre  directement leurs aides aux sinistrés car ils n’ont aucune confiance dans ce gouvernement. (Des nombreux témoignages signalent que les Pasdars confisquent les aides et les emportent avec eux !!!). Les pasdarans ont érigés des barrages pour empêcher l’accès direct des donateurs aux zones sinistrées. Les gens sont obligés de remettre leurs aides à la lune rouge iraniens qui les distribuent aux victimes.

En 2011 le président Iranien Mr Ahmadinejad a offert cinq milliards et huit cent millions de dollar au gouvernement Syrien sans contre parti.

Avec ces 5,8 milliards nous  aurons pu construire  347mille classe pour des écoliers, soit la moitié des classes existant en Iran. Ou bien, avec la même somme, on aurait pu augmenter de 68% le budget de la sécurité sociale iranien. La même année le maire de la ville sinistrée de Bam, 8 ans après le séisme de 2003 qui a causé plus de 26,000 morts, réclamait 57 millions de dollar aux autorités, pour la reconstruction de la ville. Le gouvernement leur a accordé seulement 20 millions de dollar.

Le treize novembre c’est à dire deux jours après le séisme la lune rouge iranien  a demandé au donateur de verser leurs dons en argent sur un compte bancaire. Le compte en question été celui d’aide aux musulmans de Birmanie ! En effet personne ne sait où vont les aides.  L’an dernier le comité de secours  d’imam a déclaré que en six mois  ils ont récolté 40 millions de dollar de dons.  Que font- ils avec ces sommes d’argent ?

Quatrième régiment  de pasdaran est basé dans la ville de  Jooanro en plein milieu de zone de séisme. Les Pasdarans jusqu’au présent ne sont pas sorti de leur caserne pour apporter aide à la population. Alors que toute la journée aux informations les  pasdarans déclare aider les sinistrés.

Un jeun étudient en étude islamique leur de sa venue à Sarpolzehaw a été  interpelé par la population. Il disait : j’avoue que les médiats nous ment toute la journée. Maintenant que je vois la vérité avec mes yeux  je vous promet de retour à Téhéran je  leur (autorités) dirais  la vérité et très certainement ils viendrons en votre aide.

Une des volontaires de la lune rouge iranien qui se trouvait dans la région sinistrée, sur les réseaux sociaux lançait un appel à ses concitoyens pour venir en aide de la population sinistrée, en pleurant elle disait : ici les gens n’ont rien pour se couvrir, les nuits sont froides, les bébés meurent d’hypothérmie. Je vous supplie  de nous envoyer des couverture et des habilles. Peu importes qu’ils sont sal ou déchiré, les gens ici ont besoin d’habilles.  Envoyez nous aussi des médicaments, de la nourriture pour enfants. Je suis venue ici pour aider mais il n’y a rien pour aider. Il n’y a pas de sérum ni perfuser. Il n’y a même pas  assai d’ambulance pour évacuer les blessés.   Les voies de la communication avec certains villages sont coupées. Seule en moto on peut y accéder. C’est triste.  Je regrette d’être venue dans cet enfer. Car je me sens inutile. Je suis réduite à une simple spectatrice de ce drame qui se déroule sous mes yeux. Il y a plein d’enfant qui ont perdus leur parents.  Hier soir une petite fille en kurde me disait laisse moi dormir à cote de toi car j’ai perdu ma mère j’aimerai dormir avec une maman…..

Un des habitants d’un village autour de Sarpol-zahaw disait qu’il a enterré des victimes de deux à cinquante ans,  il a été obligé d’utiliser des draps pour faire de linceul. Avec la gorge serrée et en colère il disait qu’on demande sans cesse de l’aide, mais  jusqu’au présent personne n’est pas venu nous aider.

Les témoignages  confirment que les autorités ne viennent pas ou presque au secours de cette population sinistrée.

Une femme disait que dans leur quartier ils ont reçu deux tentes. Dans chaque tente, trente à quarante personnes sont logées.  Les autres  dorment dans ou  sous les voitures. L’eau et la nourriture manquent. La nourriture qu’on nous donne est froide, périmée et plein de insecte.  Le centre de distribution des la nourriture est loin d’ici.  Ceux  qui ont la force, y vont chercher la nourriture,  ceux  qui ne peuvent pas aller restent  sans nourriture. La distribution de la nourriture se fait dans des pires conditions. On nous traite comme des animaux. Un Pasdar sur le camion jet des sacs de  nourriture au milieu des dizaines de personnes, celui qui est plus fort et bien placé peut la récupérer, celui qui est sur le côté part les mains vides…..

Peut-on prévoir les tremblements de terre ?

En septembre derniers en deux fois quelques départements de Mexique ont étaient touchés par un tremblement de terre. La première fois il mesurait 8,1 Richter et la deuxième fois 7,4 Richter.  Le premier tremblement a fait près de 90 victimes  et la deuxième, seulement 300 mort, bien qu’il s’était produit dans la grande métropole de Mexico city qui compte plus de vingt million habitants. Le président de Mexicain avait déclaré que le premier tremblement était le plus fort tremblement du siècle en Mexique.

Comment se fait-il que dans une métropole de 20 millions habitant seulement 300 personnes soient mort ?

En 1985, suite au  tremblement de terre à Mexico city qui a fait 10,000 morts, le gouvernement Mexicain a mis en place un système d’avertissement de séisme. Ce système comprend des  enregistreurs de secousses situées dans les zones dites sensible.  Dès qu’ils enregistrent un  tremblement dépassant  5,5 Richter  le système d’avertissement se met en marche. L’avertissement est transmis par des sirènes placées un peu par tout, la radio FM et AM et de la télévision. Ainsi la population peut se mettre à l’abrie.

Au Kurdistan 30 minute avant le tremblement il y a eu trois autres  petit tremblements dont le plus important était de 4,3 Richter aucun responsable ne l’ont pas pris en considération et n’ont pas prévenu la population.

A la question peut-on prévoir le séisme, Manuel Bérbérian répond ainsi : les tremblements de terre sont comme des bombes à retardement on ne peut pas savoir quand ils vont exploser. Aujourd’hui il est impossible de prévoir la date et l’heure des séismes. Par contre on peut savoir que où il peuvent se produire. Puis il continue:

En 958 et 1150 deux tremblements de terre de 6 à 7 Richter ont  dévasté Qasrshirin et Sarpol-zehaw.

En 1229 et 1310 à Sharazoor (au Kurdistan Irakien, à une centaine de kilomètre à vol d’oiseaux de Sarpol-zahaw), a été touché par un tremblement de  terre terrible. Par conséquent on sait très bien que cette région est séismogene. Comme en chili,  Mexique,  Californie ou le Japon, on doit mettre en place un système d’avertissement de séisme.

Peut-on comparer les dégâts des séismes en Iran avec le reste du monde ?

Depuis 1900 jusqu’à présent les séismes en Iran ont fait 165,000 morts. Pour la même période le nombre des tués en Amérique nord ne dépasse pas 3 à 4 mille personnes.

En 1969, suite au séisme de Buïn-zahra en 1962 qui a fait 12,000 morts ; le gouvernement de l’époque (shah) avait  imposé par décret, des normes antisismiques dans la construction d’immeubles d’habitation et des bâtiments publiques.

22 ans après la mise en place de ce décret, en 1980 il y en le tremblement de terre à Tabas golshan  qui a causé la mort de  20,000 personnes.

32 ans après le décret en question, en 1990 il y a eu un séisme dans la région de Roodbar, où trois à quatre villes a été détruit et  plus de  40,000 personnes sont mort.

39 ans après le décret il y a eu le tremblement de Bam avec près de 27,000 morts.

Et aujourd’hui, 49 ans après le décret nous avons le eu le tremblement de Sarpol-zahaw.

Les pays comme Mexique, Chili ou  les Etats Unies d’Amérique  ont décréter des mesure antisismique et ils le respecte c’est la raison pour laquelle lors des séisme on compte leur victimes sur les doigts d’une main ou presque.

En Amérique tant que un projet de construction n’a pas eu la confirmité anti sismique on ne lui délivre pas de permis de construire. En Iran tout marche avec des pots de vin. En graissant les pattes des responsable on peut construire ce que on veux.

Professeur Akashé un des géologues imminent de l’Iran dit avoir étudier l’historique la séismologie de l’Iran depuis près de dix siècles. On sait à quelle date Téhéran a été touche par le séisme. En  étudiant le rythme de séisme on voit que en Iran tous les 150 ans à 200 ans un tremblement de terre se reproduit au même endroit.  Le dernier tremblement de terre de Téhéran datte d’il y a 180 ans. Statistiquement d’ici 15 ans il va y avoir un tremblement de terre en Téhéran.

Les réseaux de gaz de Téhéran compte 11,000 kilomètres de tuyaux. Si une  telle  catastrophe se produit à Téhéran, imaginez un seul instant les dégâts causés par l’explosion de l’infrastructure gazière à Téhéran.

Professeur   Manuel Bérbérian affirme qu’un tel séisme à Téhéran fera des centaines de millier de mort et causera la destruction d’une immense partie de la ville. Il ajoute  qu’en Iran aucun immeuble ni hôpital ou bâtiment administratif ne sont construit selon des normes anti sismique, ceci à cause de la corruption généralisée qui touche tous les sphères du pouvoir. Nous avons perdu 50 ans. Malheureusement si un séisme frappe le capital il y aura des centaines de millier de mort.

Pour empêcher que la situation s’aggrave, il nous faut un changement radical. Un  gouvernement propre doit être mise en place pour qu’il enraye la corruption qui a gangréné toute les échelons du pouvoir.

En 1909 dan la localité de Dorood il y a eu un tremblement de terre  lorsque nous lisons les détaille de ce  séisme, et que nous le comparons avec le dernier tremblement de terre, on voit que depuis  110 ans  nous n’avons pas  fait aucun progrès en matière anti sismique.

Le secret de la  diminution  du nombre des victimes et des dégâts matériels  réside dans le respect des normes antisismiques des constructions.

En 2009 le gouvernement iranien  a donné le feu vert à une société de construction,, Maskané Méhr,, de construire deux million d’appartements. A  Sarpol- Zahaw  et Eslamadbad la totalité des immeubles de Maskané Méhr  se sont écroulés comme des châteaux de carte.

L’hôpital imam khomeini à Eslamabd a été construit à l’époque du Shah, une extension a été réalisée il y a un an. La partie construite à l’époque du Shah n’a pas bougé, mais l’extension a été dévastée.

A tous ces manquements du régime des ayatollahs  il faut rajouter le cynisme des autorités qui vient d’adresser aux sinistrés des avertissements concernant l’acquittement de leur échéancier.

 

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