Les agressions faites à l’égard du peuple kurde d’Iran

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Rojikurd: Baneh est une petite ville de la province du Kurdistan, en Iran. Elle est connue pour ses forêts et grottes uniques.

Le lundi 4 septembre 2017, deux porteurs transfrontaliers, Heydar Faraji, 21 ans, et Qader Bahrami (père de quatre enfants), 45 ans, ont été tués à bout portant par des gardes-frontières du régime. En effet, de nombreux cas d’assassinat d’ouvriers porteurs avaient été rapportés ces derniers mois. Ces travailleurs précaires locaux, porteurs et transporteurs de marchandises qui opèrent dans les régions montagneuses, frontalières entre l’Iran, l’Irak et la Turquie, sont régulièrement pris pour cibles, voire abattus par les gardes-frontières, dans une politique génocidaire et discriminatoire de « lutte contre la contrebande ». Ces évènements permettent de considérer cet emploi de porteur de marchandises, éprouvant et lié à la pauvreté et aux conditions économiques précaires de la population du Kurdistan.

Les mardi 5 et mercredi 6 septembre 2017, les habitants de Baneh ont lancé une grève générale pour protester contre l’assassinat de ces deux victimes, qui n’étaient pas des contrebandiers. Ils ont manifesté leur colère contre ces meurtres arbitraires, en organisant un rassemblement de protestation.

Au cours des diverses manifestations, les forces anti-émeutes ont tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants, lesquels ont brûlé des pneus et lancé des pierres contre le bâtiment du gouverneur, lequel aurait pris la fuite. On compte plusieurs personnes blessées et arrêtées, dont Kordou Hosseinpour, Jalal Savan et Ahmad Shafiei.

Les jours suivants, des manifestations de soutien aux habitants de Baneh se sont poursuivies dans de nombreuses villes du Kurdistan iranien. Les manifestants sont descendus dans les rues pour soutenir le courage des habitants de Baneh, épris de liberté pour défendre leurs droits fondamentaux. Ces exactions des forces policières et militaires n’ont pas intimidé, effrayé, ni empêché la colère populaire, qui continue de grandir, des habitants du Kurdistan, lesquels exigent que l’on mette un terme à l’oppression et au massacre des ouvriers porteurs.
Une grève de la faim est menée par dix activistes kurdes : Mihemed Sediq Kebuwend, Hesen Emini, Ismail Muftizade, Hadi Edeb, Hisamedin Emin, Siman Çayçi, Iclal Qewami, Ilan Gilani, Mehmud Mehmudi et Mesud Kurdpur.
Le 10 septembre 2017, à Paris, les communautés kurdes de France se sont rassemblées pour soutenir les Kurdes d’Iran, sur la place de la République.
Le monde doit soutenir les Kurdes d’Iran, des « laissés-pour-compte », lesquels n’exigent que leur liberté d’expression et leur liberté de travailler.

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