Victor Hugo

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Christiane Yousif

Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon, dans un milieu bourgeois. Il fut un écrivain, romancier, poète et dramaturge ; il est sans conteste l’un des géants de la littérature française. Il a commencé à écrire des poèmes à l’âge de treize ans.

L’auteur de « Notre-Dame de Paris » (1831) et « Les Misérables » (1862) écrivait avec simplicité et puissance les bonheurs et malheurs de la vie et s’affirme comme le chef du romantisme. Il fut le premier à introduire l’argot et la langue populaire dans le français écrit. Grand artiste, il ne resta pas à l’écart du dessin et de la photographie.

Le 4 septembre 1843, sa deuxième fille Léopoldine s’est noyée à l’âge de 19 ans, lors d’un accident de barque. La tristesse de sa mort lui a insufflé l’inspiration de plusieurs poèmes, composant le recueil « Les Contemplations ».

En 1844, Victor Hugo est devenu le confident du roi Louis-Philippe Ier, et en 1845, pair de France ; il a fait son entrée en politique. En 1848, il est devenu maire du 8ᵉ arrondissement de Paris et député de la deuxième république.

Il fut aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé, qui a joué un rôle important dans l’histoire du XIXème siècle. Il a lutté contre la peine de mort et pour la création des Etats-Unis d’Europe. Dès 1849, au Congrès de la paix, il lançait :

« Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne, absolument comme la Normandie, la Bretagne, la Bourgogne, la Lorraine, l’Alsace, toutes nos provinces, se sont fondues dans la France. Un jour viendra où il n’y aura plus d’autres champs de bataille que les marchés s’ouvrant au commerce et les esprits s’ouvrant aux idées. – Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples, par le vénérable arbitrage d’un grand sénat souverain qui sera à l’Europe ce que le parlement est à l’Angleterre, ce que la diète est à l’Allemagne, ce que l’Assemblée législative est à la France ! »

En 1851, n’étant plus un allié de Louis-Napoléon Bonaparte, il décida de partir en exil en Belgique, puis sur l’île anglo-normande Jersey. En 1855, ayant critiqué la reine Victoria, il est chassé de l’île de Jersey et s’est réfugié dans l’île de Guernesey, dans le même archipel. En septembre 1870, il est retourné à Paris, avec un accueil triomphal. Elu sénateur le 30 janvier 1876, il a défendu l’amnistie des Communards.

Victor Hugo est mort d’une congestion pulmonaire, à Paris, le 22 mai 1885 ; plus de 3 millions de personnes ont assisté à ses funérailles et sa dépouille est au Panthéon.

La maison de Victor Hugo est un musée monographique parisien, situé au 6 place des Vosges, dans le 4ᵉ arrondissement, qui préserve l’ancien hôtel de Rohan-Guémené, où Victor Hugo loua l’appartement au deuxième étage pendant seize ans, de 1832 à 1848. La visite du musée permet de découvrir l’appartement occupé par la famille Hugo au deuxième étage, et plusieurs salles d’exposition au premier étage.

Parmi ses citations célèbres, on peut noter :

« On passe une moitié de sa vie à attendre ceux qu’on aimera et l’autre moitié à quitter ceux qu’on aime. »

« Mieux vaut une conscience tranquille qu’une destinée prospère. J’aime mieux un bon sommeil qu’un bon lit. »

« L’éducation, c’est la famille qui la donne ; l’instruction, c’est l’Etat qui la doit. »

« Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs. »

« Je crois ce que je dis, je fais ce que je crois. »

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